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[Citoyen] Elijah Harper, alias Untamed

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Elijah Harper
Citoyen de Seala

Citoyen de Seala
▌Métier : Contrebandier / pilote de course

▌Localisation : Seala
▌Humeur : Electrique~


MessageSujet: [Citoyen] Elijah Harper, alias Untamed Mar 4 Juin - 16:05



Harper Elijah



Info Personnelle



¦Nom¦ ▬ Harper
¦Prénom¦ ▬ Elijah
¦Surnom¦ ▬ Untamed dans l'arène, Eli pour ses proches
¦Statut¦ ▬ Célibataire
¦Age¦ ▬ 21 ans
¦Lieu de naissance¦ ▬ Amoï, Midas
¦Préférence sexuelle¦ ▬ Vierge, s'en moque comme de l'an 40
¦Métier¦ ▬ Pilote de course, option contrebandier
¦Groupe¦ ▬ Citoyens (Seala)

¦Personnage de l'avatar¦ ▬ Kon-El, alias Superboy



Condition Physique



Il y a ceux qui rêvent de teindre leurs chevelures d'ors artificiels pour imiter ce qui est la norme de la perfection, il y a ceux qui se résignent à leurs bruns. Et il y a les autres - ceux qui voient dans leurs crinières sombres et leurs peaux de cuivre un étendard et une fierté, un cri de rébellion. Elijah est de ceux-là - de ceux qui jettent aux orties les idéaux de Jupiter. Au diable la pâleur, les peaux de porcelaine et la symétrie. Lui arbore l'ambre de sa peau et l'ébène profond de sa chevelure comme une distinction honorifique.

Oh, il aurait pu être discret, une ombre sombre parmi tant d'autres... mais voilà, quelque chose crie en lui et se refuse au moule. Le long des jambes élancées et sur les muscles forgés par l'exercice, reflets cuivrés et assurance dansent entre quelques cicatrices dues à ses exercices de mécanique, sous-jacents, à la limite de la provocation. Et peut-être certains verraient-ils en effet une provocation ou un appel dans les abdominaux finement ciselés, dans les hanches étroites, indéniablement masculines malgré une taille légèrement marquée. Félin dans tout son être, à moins qu'il ne soit vipère par ses réflexes fulgurants, Elijah est tout de souplesse et de vitesse. S'il est plutôt joli garçon, c'est indéniablement son attitude qui le fait ressortir, parce que son dos droit semble n'avoir jamais daigné courber, que l'assurance avec laquelle il évolue oublie le statut inférieur auquel on voudrait le reléguer. Acrobate et adepte du parcours pour compléter les jeux que lui offrent les courses de moto, il conserve même dans la vie de tous les jours un rien qui transfigure son être sinon commun - pas forcément dans le sens le plus posé du terme, il faut l'avouer, au vu de l'énergie qu'il dégage.

Malgré tout, des traits relativement fins et harmonieux mais communs auraient pu l'aider à se fondre dans la foule, aidés par une taille relativement modeste, idéale pour un gabarit de pilote léger. Au lieu de courber l'échine, cependant, le jeune homme préfère transformer sa crinière d'ébène en une sorte d'étendard asymétrique, refus capillaire de se plier à la norme. Nuque ou tempes rasées, crêtes mohawk et chevelures hérissées de gel se succèdent alors en un défilé d'épis savamment agencés au gré de ses envies, asymétriques et assumés. C'est lorsque les mèches de longueur inégales sont au plus court ou attachées qu'elles révèlent alors l'anneau qui brille à son lobe gauche et dont l'éclat se fait écho des yeux d'Elijah. C'est la seule part claire de son être, ces iris d'un bleu azur, que la colère pare parfois de teintes acier, dans un écrin de cils sombres. Au grand dépit de certains de ses spectateurs, cependant, de son visage aux traits volontaires, l'arène ne voit rien. Anonyme, protégé par un casque, le brun garde son identité pour lui seul et masque chaque once de peau, estompe chaque indice derrière combinaison et bottes de motard - parce que la rançon de la gloire se paye parfois de sa liberté, et qu'il se refuse à cela.
En matière de vêtements, justement, les teintes sombres et les matières solides ont la préférence du jeune homme. Cuir, matières synthétiques modernes, fermetures éclairs, clous, renforts et protections en tous genres abondent dans ses placards où ils côtoient les treillis et t-shirts sobres, à l'effigie de groupes de musique ou de vieux héros de comics. A l'occasion, un holster se joint à l'ensemble, dissimulé dans un blouson ou une botte. Par ailleurs, un oeil très averti remarquerait peut-être, entre les poches multiples, des coutures doubles, des compartiments dissimulés, voire dans un sac un double fond exécuté d'une main de maître. Et vous n'imaginez pas ce que recèlent certaines des motos qu'il bichonne. Après tout, on est contrebandier ou on ne l'est pas...

¦Signes distinctifs/Autres¦
Elijah a méticuleusement brûlé la surface de ses doigts pour en effacer toute empreinte digitale ; il arbore une légère cicatrice au niveau du creux entre les clavicules, là où son brouilleur a été implanté.


Dossier Psychologique



D'aucuns ont dit du pilote qu'il n'avait peur de rien. Et à voir ses acrobaties et les risques qu'il prend sur les pistes, on pourrait en effet en douter. Elijah est tête brûlée à la limite de l'inconscient, rebelle et provocateur sur les bords dès que ses valeurs l'exigent, ou sur un coup de tête, de colère. Grande gueule, mordant, vif, peu de choses l'arrêtent et certainement pas les lois ou toute forme d'autorité, pas alors que seule l'adrénaline le fait se sentir vivant. Ses fureurs et ses indignations sont autant d'explosions. Et de l'indignation, il en a à revendre, Elijah, même s'il lui arrive de garder ça pour lui, malgré les apparences. C'est un cri au coeur de son être, une protestation qui hurle qu'il n'y a pas de supériorité qui tienne, pas de justification pour abaisser et dégrader l'être humain - et surtout, oh, surtout, que personne n'aura jamais le droit de déclarer un être pensant comme sien, de l'enchainer, le briser, le réduire à néant. C'est son combat et sa terreur. C'est son secret aussi - un parmi tant d'autres.

S'il est sociable, avenant avec ceux qu'il apprécie, le pilote reste en effet terriblement dissimulateur. Il faut dire qu'il y a tant à cacher : les marchandises qu'on le charge de transporter, quelques bouts de son passé, ses phobies et ses failles, son rôle d'égérie de l'arène... et il n'est pas mauvais, à ce jeu de dupes. Il vous regarderait droit dans les yeux et vous mentirait sans ciller, sans broncher, pour cacher les secrets du sanctuaire de son esprit. Concernant son esprit vif, capable de saisir mécanismes complexes, astuces de dissimulations et autres jeux pour semer les autorités, il ne regrette qu'une chose, et c'est bien qu'il soit perméable à certains - du moins jusqu'à ce qu'on invente un brouilleur complètement fiable, parce qu'il doit y avoir moyen d'éviter le cauchemar des télépathes, pas vrai ? Ce n'est pas qu'il ait honte de son être et de ses pensées, non, il est trop fier pour cela. C'est juste un réflexe de pudeur que de ne pas se dévoiler dans son monde où chacun est acteur - de pudeur et de survie, peut-être. Alors il faut qu'il y ait moyen de garder dissimulés derrière son masque ses cris de rage et ses douleurs, ses trahisons et ses valeurs.
Indéniablement, Elijah est acteur - et quel acteur ! Son monde est une scène, il en oublierait presque qu'il est réel, mortel. C'est sous les yeux d'un public qu'il donne le meilleur de lui-même, que ce soit dans son rôle de mécano un rien sauvage, de contrebandier émérite, de vedette mystérieuse de la piste ou en tant que provocateur au grand coeur des Rabatteurs. Parce que oui, sous la dissimulation, derrière le pilote sans peur accro à l'adrénaline, il y a en Elijah quelque chose de plus noble - si tant est que ce mot puisse s'appliquer au pilote.

Le chevalier blanc qu'il est a troqué son destrier contre une moto, son armure contre des algorithme de dissimulation, de jeux d'alibis et des mensonges. Ce n'est sans doute pas très conforme aux contes, mais entre suivre les règles des fables et être brisé pour avoir voulu affronter honorablement un système qui a cet honneur en horreur... Pourtant, tout au fond, reste la volonté de faire le bien, et en plus grand qu'en se contentant de faire rêver ses spectateurs. Alors le brun se bat comme il peut, avec acharnement - en aidant les rares évadés qu'il trouve, en narguant par la contrebande les autorités... et à l'occasion, il fait un pied de nez aux Rabatteurs, à ces ordures qui osent vous passer une chaine au cou en prétendant le faire pour le bien de la société. Et qu'importe s'il doit en mourir. Il y a certaines combats qui valent la peine d'être menés. Il y a certaines légendes urbaines qui survivent à leur trépas - et il espère bien en faire partie un jour ou l'autre.

Un peu plus...



¦Défauts majeurs¦ ▬ tête brûlée, borné, rebelle, dissimulateur, sarcastique
¦Qualités majeures¦ ▬ sociable, débrouillard, loyal, autonome, inventif
¦Troubles/Phobies¦ ▬ peur phobique de la télépathie et de tout ce qui touche au contrôle mental
¦Particularités¦ ▬ possède des réflexes impressionnants, soigneusement entretenus et développés, qui en font un pilote émérite
¦Manies¦ ▬ promène tout un tas de bazar dans ses poches : chewing gums, boulons, couteau suisse, circuits imprimés et puces électroniques, clés en tous genres, aimants...


Biographie



"Il parait que je suis né à Midas. Enfin, dans une cuve, comme la plupart des gens, mais mon père vivait à Midas, autrefois. Honnêtement, je ne me souviens pas de grand chose de cet âge d'or, uniquement du choc quand il a fallut déménager à Seala, lorsque son entreprise a fait faillite, de sa pâleur lorsqu'il me l'a annoncé. C'était quelqu'un de brillant, mon père, un de ces ingénieurs de talent, plein de flair et d'inventivité, qui auraient pu révolutionner leur ère avec suffisamment de temps et de moyens. Mais les rouages économiques et les grandes guerres des familles qui règnent sur la ville, ce n'était pas son truc, et c'est surement ça qui l'a perdu. A défaut de clients, il avait manqué de gens pour le guider et l'épauler, de contacts pour le sauver. En soi, ça a déjà été un exploit de retrouver un job à Midas. Bref. Il a été broyé par le système, sans avertissement ni préavis. Il a courbé l'échine, fait ses valises, et nous sommes partis à Seala.

Si mon père n'y a jamais été à l'aise dans ces quartiers, je m'y suis bien adapté. J'ai couru dans les rues quand il travaillait, j'ai appris à connaître les moindres recoins de la ville, les racourcis, les coins à éviter, les attitudes à adopter face aux gangs. J'aurais pu y être né que personne n'aurait vu la différence - si ce n'est peut-être à l'éducation. Amarh était un père aimant et attentif, vous savez. Il croyait sincèrement que je m'en sortirais dans la vie. Il m'a transmis tout ce qu'il pouvait de son génie, de son expérience, de son savoir. Je dois avouer que tout n'a pas été assimilé également. Vous voyez, lui était capable de tout faire dans un drone, de la conception mécanique aux programmes complexes en passant par les soudures les plus délicates. Dans mon cas... ça s'est limité à deux trois bricolages informatiques et électroniques, surtout sur le côté hardware de la chose, et à la mécanique pure. La méca, c'est mon domaine, ça et la conduite, mais je grille quelques étapes. C'est grâce à ces compétences que j'ai pu commencer à l'aider. J'ai fait mes débuts dans un garage un peu miteux mais où j'ai pu prendre le temps d'apprendre en paix et où je gagnais assez pour aider à boucler les fins de mois. Ce n'était pas grand chose, mais je voulais vraiment aider Amarh - Amarh qui rentrait acablé sous la fatigue et le poids de cet échec qu'il ne parvenait pas à oublier, qui courbait l'échine. C'est à cette époque surement que j'ai décrété qu'on ne me ferait pas plier, moi. Je voulais lui donner une raison d'être fier. Je voulais rayonner - pour lui plus que pour moi.

C'est presque naturellement que j'ai fini par tourner mes regards vers l'arène, vers ce que cette ville offrait de plus proche de la gloire. J'étais un ado, j'avais un don pour la méca, j'ai pu facilement proposer mes services à certains coureurs, contre des astuces, des coup de pouce. Sans être un génie, il faut dire que j'ai le don - ou l'habitude, peut-être, plus modestement - de concevoir, optimiser, recycler. C'est toujours apprécié, surtout ici où les ressources sont chères et les courses parfois violentes. J'ai navigué de coureur en coureur, au gré de leurs victoires, de leurs besoins et de leurs caprices, jusqu'à rencontrer Chris. Chris, c'était un sourire éclatant, chaleureux, des yeux miel pétillants et une conduite à vous couper le souffle - cette conduite et cet art de ne faire qu'un avec une moto qu'il m'enseignerait. Il était invaincu dans l'arène, superbe de provocation avec cette longue crinière noire qu'il arborait comme un étendard, quitte à oublier précautions et casque. Croyez-moi, ça a été une sale idée, d'oublier le casque au nom du spectacle.

Grâce à lui, j'étais sur les pistes dès mes quinze ans. Certes, pas sur une moto d'exception, pas pour de grands spectacles... mais c'était déjà ça - et c'était addictif, vous n'avez pas idée ! La piste qui défile sous vous, les résidus de parfums de camboui, les cris dans les gradins, la sensations des concurrents qui vous talonnent, l'adrénaline qui brûle vos veines lors d'un saut ou d'une figure accrobatique, l'odeur de pneus née d'un dérapage violent... Tout est plus intense, dans l'arène. Il faut dire que cette année a été une année intense - et dangereuse, aussi.

Aux premières courses ont succédé les premières livraisons. Et je ne vous parle pas ici de gentilles livraisons sages et officielles. S'il vous faut un joli mot, on appelle ça de la contrebande - et croyez-moi, c'est tout un art, et un art bien payé. En notre ère de surveillance et de méfiance, il ne suffit pas de pouvoir aller discrètement d'un point A à un point B. Il faut savoir effacer toute trace de son passage, contourner tout traçage, éviter les officiels, repérer d'éventuels indics' et autres puces traqueuses. Il faut connaître la ville et son dédale sur le bout des doigts, mais surtout être capable d'y faire évoluer un véhicule en toutes circonstances, envers et contre tout obstacle pour être à temps au lieu de livraison, si besoin est en ayant semé tout importun. Il faut savoir parfois lever les yeux vers un empêcheur de traffiquer en rond pour lui mentir sans une ombre d'hésitation, apprendre, parfois, à courber l'échine face aux arrogants pour mieux leur faire un pied de nez par la suite. Il faut enfin connaître son véhicule, ses capacités, savoir y aménager caches et améliorations, savoir le maquiller et le recycler si besoin est afin d'échapper au fichage. Or j'étais bon, sur les pistes officielles comme dans les opérations de contrebande. J'étais heureux.

Alors que les victoires s'accumulaient, là où j'estompais toute identité en tant que contrebandier, je m'en suis forgé une en tant que pilote. Un casque, une combinaison ne révélant pas une once de peau, des bottes épaisses... J'étais un spectre insaisissable. Et ce spectre s'appelait "Untamed". On s'est beaucoup demandé pourquoi ce surnom d'"indompté" au lieu d'un "indomptable" plus flamboyant. La réponse est simple. "Indomptable", c'est certes un défi, mais c'est surtout un jugement de valeur, qui varie d'un individu à l'autre. "Indompté", c'est un état de fait - incontestable et subversif.

L'année suivante n'a pas été si brillante. Oh, il y a bien eu les premières victoires un peu importantes, les encouragements de Chris, le sentiment de plénitude... Puis en l'espace de 3 mois, tout à basculé. Amarh est parti le premier - dommage collatéral dans un combat de gang, qu'ils ont dit. J'adorais mon père, son génie doux et sa volonté de bien faire. Le choc a été rude. C'était censé n'arriver qu'aux autres, ça. C'était censé n'arriver qu'à ceux qui trainent avec des gens douteux - ç'aurait pu m'arriver à moi, mais pourquoi à lui ? Ils auraient tué l'intégrité faite chair que cela n'aurait pas été différent. Je suis resté en catatonie une bonne semaine, jusqu'à ce qu'on me tire de cet état de choc en me proposant son poste à Midas. J'ai hésité, tergiversé, et c'est finalement Chris qui m'a botté les fesses presque littéralement pour que j'accepte. "Je te rejoindrais à Midas quand ma gloire aura bluffé tout ce beau monde" a-t-il dit en plaisantant. Eh bien vous savez quoi ? Il n'a même pas eu à passer par Midas pour atteindre les sommets - pas de la façon dont il l'aurait souhaité, cela dit.

Peut-être qu'un random connard s'est réveillé un matin avec une irrésistible envie de nuire. Peut-être qu'un riche capricieux a décrété qu'il lui fallait un pilote, ce pilote auréolé de gloire. Peut-être qu'un orgueilleux a voulu éclipser de cet affront ultime ses victoires. Il leur a fallu une escouade pour le piéger, le bloquer, l'encercler. Ils l'ont jeté à bas de sa moto, enchainé, drogué, emporté - mais pas avant de l'avoir traqué en une sorte de chasse à courre cruelle. Personne ne mérite ce sort - et surtout pas Chris et sa générosité, son sourire éclatant et ses espoirs. Il y a des rumeurs selon lesquelles il leur a fallut des mois pour le briser. Il y a des rumeurs selon lesquelles son "propriétaire" l'a exhibé une unique fois avant qu'il ne trouve le moyen de se tuer. J'espère de tout coeur que c'est vrai et que la mort lui a épargné l'horreur des chaines et des espoirs brisés.

Je crois que je n'ai jamais été aussi furieux que quand j'ai appris cela. Et encore, furieux n'est peut-être pas le terme exact... ça a été une de ces rages qui vous prennent au coeur, grondent dans vos moindres gestes et s'installent au tout fond de votre esprit, tapies derrière vos pupilles - un raz-de-marée brûlant qui vous laisse à jamais marqué. Marqué et la rage au coeur. Soyons honnêtes, je ne révolutionnerai pas ce monde, pas avec ma seule volonté, et je le savais bien. Quant à savoir si je pouvais le changer... Je ne sais pas. J'espère. Mais c'est à partir de ce moment que j'ai tourné la page officielle de ma vie. Pas question de s'intégrer dans ce joli système bien hiérarchisé, bien organisé, qui vous sourirait et vous expliquerait que c'est pour votre bien tout en vous broyant. Alors j'ai fait ce qui était le plus logique. J'ai rejoint un réseau underground, au lieu de rester en freelance pour la contrebande, je me suis plié au jeu des mafieux, à leurs exigences de preuves de fidélité qu'il fallait faire cadrer avec ma volonté de liberté. J'ai été muté dans un garage sous leur aile, sous leur protection. J'ai appris des bases de combat un peu plus sophistiquées.

C'était plus contraignant, comme situation, mais il y a des avantages - et le brouilleur télépathique en est un. Il parait que ce n'est pas très fiable, que ce sont des prototypes qui dépendent du génie de leur créateur. Il parait qu'il y a un risque que cela me saute à la figure et me grille l'esprit. Qu'importe, si je peux garder mes masques grâce à cela... ç'a été un jeu amusant, en tant que contrebandier, de devoir reproduire cet exercice habituel de réflexion pour trouver la cache idéale non pas dans un véhicule mais dans mon propre corps. Finalement, on l'a inséré juste derrière le sternum, par une entaille dans ce creux entre les clavicules. Pourquoi ? Parce qu'il est à l'abri derrière une plaque osseuse, où les coups ne l'abîmeront pas mais qu'il demeure à portée, au cas où il faudrait le retirer pour dysfonctionnement ou amélioration. Les risques ? C'est illégal. Méchamment illégal. C'est dangereux, aussi. Cependant, l'expérience prouve qu'aucun de ces deux critères ne m'arrête durablement. Tenez, c'est comme pour mes empreintes digitales - ou devrais-je dire mon absence d'empreintes. Vous saviez que la peau qui se reconstruit après une guérison n'a pas la même structure que celle vierge de toute trace ? C'est bien pour cela que nos cicatrices demeurent et tranchent. C'est bien pour cela qu'en brûlant superficiellement la surface de ses doigts, on peut en effacer toute empreinte compromettante.

A propos de trucs compromettants et dangereux, il faut peut-être préciser une dernière cachotterie, une dernière sournoiserie aux accents de provocation. Je l'ai dit, je ne pense pas pouvoir faire changer le monde. L'emmerder, par contre... Je vous ai parlé de l'histoire d'amour entre les milices et ma personne ? Non ? ça a commencé timidement, par de gentilles actions pour aider les anciens Pets et Meuble qu'on lâche ici comme si Seala était une sorte de décharge humaine. Puis j'ai pris en fougue, d'autant qu'il n'y a rien de tel que le maquillage de véhicules pour vous aider à prendre en assurance et que quelques fringues adaptées et éventuellement une pincée de fumigènes pour adopter l'anonymat et ses joies. Alors j'ai commencé à mettre des bâtons dans les roues des Rabatteurs et à les narguer. Parce que je peux. Parce qu'ils le méritent.

Enragez. Pourchassez-moi. Tant que mon nom est sur les lèvres des spectateurs de l'arène, tant qu'ils pourchassent un spectre, un motard parmi tant d'autres, je vivrais."

Un court résumé...


¦ Petite description rapide de votre personnage¦

Elijah est un coureur dans l'arène, connu uniquement sous le nom d'Untamed et un contrebandier sous couverture de mécano sociable le reste du temps. Quant il n'est pas sous les feux des projecteurs, il se joue de la loi, soit en promenant tout un tas de marchandises illégales, soit en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour contrarier les divers trafficants d'êtres humains, qu'ils soient officiels ou non au mépris de l'instinct de conservation le plus basique. Malgré toutes ses dissimulations effectuées à l'abri d'un brouilleur télépathique, il reste un être sociable avec un fond de chevalier blanc désabusé mais trop têtu pour abandonner.

▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬ ▬

Derrière votre écran



¦Votre âge¦ ▬ Une joli vingtaine~
¦Des doubles comptes?¦ ▬ Non~
¦Des questions ?¦ ▬ J'aime le fofo, je peux l'adopter ? :3




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Jupiter
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MessageSujet: Re: [Citoyen] Elijah Harper, alias Untamed Mer 5 Juin - 11:19

Rien à redire, fiche validée. Bon jeu à vous.
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[Citoyen] Elijah Harper, alias Untamed

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